Développé avec Berta.me

  1. (2010-2013) 10-15 tirages de 40/50 cm + 1-2 de 120/90 cm

    5 secondes et des poussières est un travail réalisé principalement au sténopé.

    Expérimentation de la durée dans l’image fixe, c’est une recherche d’équilibre, toujours fragile. Alternance d’instants saisis sur le vif et de moments de pause, ce travail explore la solitude des êtres dans l’espace et les accidents de parcours ; un jeu avec l’aléatoire, la lumière et le temps qui nous file entre les doigts.

    5 secondes et des poussières, c’est le temps moyen que prend la lumière pour faire son chemin par jour de beau temps.

    Le temps minimum nécessaire à la création d’une image.

    Entre le sténopé et le papier ou le film.

    Ce titre désigne la tentative - et l’impossibilité - d’arrêter précisément le temps.

    Il indique la volonté de ne pas maîtriser entièrement tous les paramètres à la prise de vue, de laisser place au jeu, à l’accident, à ce qui nous échappe.

    Pour inscrire dans l’image un questionnement du temps qui passe, ce qui en reste, ce qui s’efface.

    Prendre le temps que la lumière fasse son chemin.

    La photographie au sténopé est en soi une collecte de traces.

    Traces de lumière et traces de temps.

    Errance et rencontres dans la ville, images fantasmatiques de présences fugaces, tentative pas très raisonnée de donner corps à des visions, des sensations, de déformer le réel pour faire place à l’imaginaire.

    Dans ce travail, l’un atteste que l’autre ne rêve pas, que les délires sont bien réels.

    C’est une mise en doute de l’espace qui nous entoure, une déformation subjective du réel. Une photographie des origines très contemporaine, un retour aux sources.

    Ce travail est un journal intime d'expériences.

    Pendant des mois, je n’ai pas quitté mes boîtes en carton, puis mon boitier en plastique bricolé. Sans thème précis prédéfini, j’ai improvisé et expérimenté avec ceux et ce qui m’entouraient. J’ai profité de l’instant pour attraper ce qui fait écho en moi, pour jouer avec le hasard.

    J’ai saisi des inconnus de loin, dans l’anonymat de la ville. J’ai demandé à mes proches de jouer avec moi à rattraper le temps. Les corps sont seuls, il s’échappent, s’écoulent du cadre, détournent la tête, fixent du regard. Solitude. Face à ce qui se dérobe.

  2. Formats : du 10x10 cm au 24x30 cm