Développé avec Berta.me

  1. CONSTELLATION tente de donner corps à ce qui fait la couleur ou plutôt la matière du souvenir. Ces bribes d’histoires que l’on connaît, ces bouts d’images si familières qui se superposent et se brouillent dans nos têtes pour devenir silhouettes, paysages, légendes, récits.

     

    Ces bouts d’images qui tissent une mémoire à la fois imaginaire et parce qu’intimes et vécues, tout à fait réelle. Parce que notre regard déforme les images, parce que leur superposition dans notre mémoire crée d’autres visions et trompe les apparences.

     

    C’est un travail sur les matières, le temps qui passe, la mémoire qui s’efface et pourtant persiste. Un travail très instinctif qui s’apparente parfois à de l’écriture automatique et a quelque chose à voir avec le phénomène de la persistance rétinienne, qui répond à un besoin à un moment donné de prendre mon histoire en mains.

     

    Un jeu avec l’aléatoire, la trace, et les stigmates que l'histoire a laissé en moi.

     

     

    Extrait de la note d’intention :

     

    « Donner corps à mes fantômes et les voir prendre vie sur les murs de la ville.

     

    Explorer le corps de la mère, l’origine, la racine originelle, l’absente d’aujourd’hui. Parcourir les traces laissées dans les sillons d’une image : une expression, une manière de poser son corps, de détourner la tête, quelque chose qui aujourd’hui fait sens, fait corps avec l’histoire. L’illusion du bonheur.

     

    Superposer les matières, les fêlures et les failles comme autant de couches de souvenirs et de mémoires, d’images entremêlées qui défilent et se révèlent encore grâce au regard présent.

     

    Chercher des racines dans les fissures, les végétations accidentelles, des arbres de rouille et de papier. Courir après l’histoire pour la prendre en main. »